L'économie circulaire : quelle voie pour un écosystème vertueux ?

07/10/2019 (Morocco)
L'économie circulaire : quelle voie pour un écosystème vertueux ?

La société marocaine produit à ce jour près de 7 M tonnes de déchets par an, dont 5,3 millions de tonnes de déchets ménagers en milieu urbain.

Les méthodes anciennes d'enfouissement, aux externalités négatives pour l'environnement, sont désormais révolues. 

L’économie circulaire est considérée comme la réponse adéquate pour une gestion des déchets optimale, efficiente et durable.

En effet, l’économie circulaire peut se définir comme un modèle économique qui fonctionne en boucle et réutilise systématiquement les déchets générés.

En opposition avec l’économie classique, dite linéaire, qui produit de la richesse sans se préoccuper de préserver les ressources, l’économie circulaire est centrée sur les enjeux environnementaux et sociétaux du monde de demain.

L’économie circulaire permet une réduction de la consommation des ressources (matières premières, eau, énergies) par la diminution du gaspillage, la fin de l’obsolescence programmée et la systématisation du recyclage.

Sur le plan socio-économique, l'économie circulaire assure une réduction et une rationalisation des dépenses des entreprises et sécurise les approvisionnements en matières premières.

Il existe plusieurs types de techniques participant au fonctionnement organisationnel de l'économie circulaire, les plus efficientes et les plus répandues dans le monde étant la valorisation énergétique et la Biomasse.

Sur le plan technique et fonctionnel, la valorisation énergétique et la biomasse emploient la chaleur issue de la combustion des déchets et/ou des matières organiques pour la production de l’énergie, transformée par la suite en vapeur ou en électricité grâce à une chaudière et à l'échange thermique.

A titre d'exemple, l’usine de Zabalgarbi en Espagne, développée et exploitée par SENER, produit en moyenne 680 GWH/an et fournit ainsi de l’énergie à près de 370.000 habitants.

La gouvernance de ces process repose sur l'intervention de quatre acteurs clés, publics et privés. Concrètement, les collectivités locales (communes urbaines) sont les donneurs d'ordre qui élaborent le cahier des charges à destination du collecteur et de l'entreprise en charge de la valorisation. Le secteur est régulé et réglementé par le Ministère de l'énergie qui définit aussi la vision et la stratégie de gestion des déchets de manière générale.

Sur le plan opérationnel, la commune urbaine paye au collecteur des redevances fixées en moyenne à 75$ par tonne. Ce dernier décharge ensuite les déchets dans le centre de tri avant que ceux-ci soient transmis à l'usine de valorisation, généralement détenue par un consortium d'investisseurs. A noter qu’il existe des sociétés qui proposent un service intégré allant de la collecte jusqu’au traitement et la valorisation.

A l'issue de la valorisation, l’énergie produite est ensuite injectée soit dans le réseau de distribution d'électricité soit directement auprès d'organismes privés ou publics (industriels, administrations, centres commerciaux, etc.) 

À SENER, nous sommes intimement persuadés que l’économie circulaire pourrait être un véritable levier socioéconomique et environnemental pour le Maroc et s’insère parfaitement dans la vision du Nouveau Modèle de Développement.

 

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