Le capital humain, un pilier de la stratégie énergétique marocaine

17/12/2019 (Morocco)
Le capital humain, un pilier de la stratégie énergétique marocaine

La transition énergétique est l'un des grands défis auxquels que le Maroc souhaite relever. La tension exercée par l'augmentation de la demande en énergie et l'épuisement rapide des ressources ne peut être soulagée qu’en transformant les approches existantes des cycles d’exploitation et de fonctionnement des projets énergétiques. À cette fin, il est impératif de transformer et d’accompagner la formation des ingénieurs et des professionnels de l’énergie afin de favoriser l’innovation technologique dans ce secteur. En effet, si ces changements sont planifiés et gérés correctement, ils pourront se traduire par la création des milliers d’emplois directs et indirects, pour une plus grande inclusion sociale.

En 2019, le secteur des énergies propres emploie environ 11 millions de salariés dans le monde entier, dont 32% de femmes.  Au Maroc, le secteur continue de générer de nombreux emplois directs et indirects. À titre d’exemple, Noor Ouarzazate a employé à ce jour plus de 9 149 employés dont 70% de marocains. Le développement de ce projet a permis également d’intégrer plus de 30% des jeunes des communautés locales[1].  

Cependant, l’évolution constante des besoins en capital humain qualifié pour répondre aux besoins des différents opérateurs nécessite la mise en place de programmes de formation professionnelle pointue dans les nouveaux métiers des énergies renouvelables. En partenariat avec les autorités compétentes, il s’avère nécessaire d’élaborer des curriculums académiques techniques pour former et accompagner les jeunes des différentes régions du Maroc. Pour ce faire, une liste des compétences techniques et des soft skills fondamentaux est requise pour assurer avec succès les différentes tâches et missions. Véritables piliers pour mener à bien les projets, les qualités telles que l'esprit d'équipe, le sens du relationnel et la capacité d'adaptation, sont incontournables dans les métiers des énergies renouvelables.

Sur le terrain, les professionnels de l’énergie travaillent tout au long du cycle de vie de l'énergie, y compris l'extraction, la production, la conversion, le transport et la distribution, et jouent un rôle essentiel dans le traitement de l'énergie provenant de diverses sources, comme l'énergie solaire, éolienne, gazière, etc. Leurs principales responsabilités varient en fonction du projet spécifique sur lequel ils travaillent, de leur expérience professionnelle et de leur expertise et du secteur dans lequel ils sont employés. Un professionnel de l’énergie devrait chercher de nouvelles méthodes et techniques pour extraire l’énergie de réserves naturelles rares. Il concevra, développera et construira des usines et des équipements pour l’extraction la production et la distribution. En plus de cela, il sera responsable de développer et améliorer les procédures existantes pour améliorer l’efficacité de ce cycle, réduire les pertes et développer des énergies plus propres.  Le professionnel de l’énergie doit posséder des compétences en lien avec la maîtrise d'ouvrage, une bonne connaissance des normes et certifications en vigueur, des capacités d'analyse, de diagnostic et des capacités d'animation d'équipe projet.

Réussir le défi de la transition énergétique requiert également une collaboration étroite entre les acteurs publics et privés.  Chez SENER, nous contribuons à cette dynamique en encourageant les partenariats avec l’OFPPT (Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail) et les diverses autorités compétentes et en lançant des cycles de formations qualifiantes au profit des jeunes des communautés locales. A travers les projets stratégiques que nous développons au Maroc, nous participerons à la création des emplois pour les jeunes lauréats des instituts universitaires et de formation professionnelle. Ce n’est qu’ainsi que nous parviendrons, ensemble, à atteindre les objectifs définis dans le cadre la stratégie énergétique marocaine.

 

[1] Renewable Energy and Jobs Annual Review 2019, page 33, International Renewable Energy Agency (IRENA), 2019

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